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Taux de crédit : la rentrée 2026 marque une remontée, faut-il attendre pour acheter ?

Après plusieurs trimestres plutôt calmes, les taux de crédit immobilier ont repris un peu de hauteur à la rentrée. Rien de spectaculaire, mais suffisamment pour que la question revienne dans nos rendez-vous : « est-ce qu’on n’aurait pas intérêt à attendre ? »

Où en sont les taux en septembre 2026

Selon les baromètres publiés par les courtiers fin septembre, le taux moyen sur 20 ans tourne autour de 3,4 à 3,5 % : 3,43 % chez CAFPI, 3,54 % chez Pretto. Sur 25 ans, on est plutôt vers 3,5 à 3,6 %, et un peu en dessous sur 15 ans.

La tendance compte autant que le niveau. Toujours chez CAFPI, le 20 ans moyen était à 3,19 % au troisième trimestre 2025. Il a gagné un peu moins d’un quart de point en un an, par petites étapes. En cause notamment, les taux longs de l’État français, sur lesquels les banques se refinancent, qui sont nettement plus élevés qu’il y a un an.

Ce que ça change sur une mensualité

Prenons un emprunt de 180 000 € sur 20 ans, hors assurance. À 3,19 %, la mensualité tourne autour de 1 015 €. À 3,43 %, elle passe à environ 1 037 €. Une vingtaine d’euros par mois, soit un peu plus de 5 000 € sur toute la durée du prêt.

Ce n’est pas rien, mais ce n’est pas non plus le paramètre qui fait ou défait un projet sur notre secteur. Le prix d’achat, l’apport et l’état du bien pèsent beaucoup plus lourd.

Attendre, un pari qui ne se gagne pas toujours

Personne ne sait où seront les taux dans six mois. Attendre une baisse, c’est parier dessus. Et pendant ce temps, le bien qui vous plaisait trouve souvent preneur : chez nous, une maison au bon prix dans un village recherché ne reste pas des mois sur le marché.

Il y a aussi un point qu’on oublie : un crédit se renégocie. Si les taux baissent nettement dans quelques années, rien n’empêche de faire racheter son prêt. L’inverse, en revanche, n’existe pas : on ne récupère pas un bien parti chez un autre acheteur.

Ce qui reste dans vos mains

Comparer les offres. Les écarts entre établissements restent importants, parfois plusieurs dixièmes de point pour un même dossier. Un courtier ou plusieurs rendez-vous bancaires, ça vaut le coup.

Soigner le dossier. Des comptes tenus sans découvert, un apport qui couvre au moins les frais d’acquisition, une situation professionnelle stable : c’est ce qui fait obtenir les meilleures conditions, bien plus que le calendrier.

Regarder le coût de l’assurance. Depuis qu’on peut en changer à tout moment, c’est un levier d’économie souvent plus efficace que quelques centièmes de taux.

Si vous cherchez dans nos départements, nos conseillers connaissent les biens avant qu’ils ne partent. Vous pouvez parcourir les annonces en cours ou nous dire ce que vous cherchez.

Les taux cités sont des moyennes publiées par les courtiers et ne valent pas proposition de financement : seule votre banque peut vous donner un taux pour votre dossier.

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